Charleville-Mézières, Hôtel Le Dormeur du Val, 7h30. Le soleil levant me pénètre à travers la baie vitrée du bar. Je m’assieds, pensif... rêveur ; c’est fou, l’atmosphère si singulière de ma chambre m’habite encore ! La domotique se dissimule dans l’authentique, la charpente croise le fer avec le verre, le multimédia pigmente les boiseries et les rimes s’arriment partout dans l’espace... gorgé de son passé, filant vers le futur...
Thé ou café ? Monsieur s’il vous plaît ? Vous désirez un thé ou un café ? Mon petit déjeuner est servi. Près de moi, des habitués commentent la presse une tasse à la main. Un peu plus loin, cravates et talons s’engouffrent dans le couloir pour disparaître dans le salon professionnel. Pour moi aussi il est temps. La jeune réceptionniste me souhaite une bonne journée ; elle ne pouvait pas mieux commencer. En deux pas, je me fonds dans le dédale des rues pavées du XVIIe siècle du cœur de ville où livreurs et coursiers s’affairent avec autant de vigueur qu’en mon temps. Soyez-en sûrs mes amis ! Je m’en retourne le cœur rempli d’émotion par cet hommage que je n’espérais si "résolument moderne" !
